Une femme de dos, cheveux au vent, face à la mer sur une plage de galets

Comment devient-on une femme puissante ?

J’ai été cette femme

J’ai été cette femme éternellement inquiète, oppressée, bloquée dans une situation sans bouger. Cette femme qui trouve les autres plus belles, plus fortes. J’étais devenue une femme contrôlante avec moi-même, mon corps, la nourriture, mon image.

J’étais épuisée, perdue, et j’attendais que ma vie change. Que tout change comme par magie.

Au début, j’étais un déni ambulant. Ensuite, je suis devenue une soumise à la vie : je savais, mais je n’agissais pas. J’étais vidée, je me sentais seule, je voyais la montagne à franchir et tous les chemins me demandaient une énergie que je n’avais pas.

Et puis, j’avais peur. Peur de tout perdre. Peur de perdre mon confort de vie de princesse, et tant d’autres piliers encore plus importants que l’argent.

Ce qui m’a fait relever la tête

Un jour, je me suis rappelé que j’étais une femme.

Je me suis rappelé que ma grand-mère maternelle est restée digne face à la perte de ses bébés et à la dure vie qu’elle a eue. Que j’étais de sa lignée. De son sang.

Les filles, vous êtes du sang de ces femmes qui ont gardé la tête haute face à la vie. Elles ont connu des violences, des souffrances, une vie bien plus dure que la nôtre. Elles sont restées dignes, elles ont composé pas après pas avec leur peur, leur doute, leur solitude, leur tristesse, parce qu’elles n’avaient pas le choix. Parce qu’il fallait avancer.

Et vous, moi, nous ? Parce qu’on a peur, parce qu’on préfère se mettre à l’écart de notre émotionnel, on fuit. On végète dans des vies devenues fades.

La peur ne s’efface pas, elle s’apprivoise

La peur, ça ne s’efface pas. Elle s’apprivoise. Elle devient une sensation qu’on reconnaît et qu’on ne fuit plus. Un moteur, et non plus un obstacle.

Alors j’ai relevé la tête. J’ai accepté d’être tétanisée, de tomber en enfer, de vivre les émotions que je devais vivre. Parce que, quoi qu’il arrive, c’est mon contrat de naissance : je ne peux pas faire l’économie de mon paquet émotionnel. Personne ne le peut.

Et j’ai enclenché mon après.

J’avais peu de certitudes, j’étais gorgée d’insécurité. Rien n’a été facile. Mais je me sentais vivante. Je n’étais plus sclérosée par mes émotions, mais guidée par l’envie, par mon ventre qui reste une fabuleuse boussole, par cette conviction que la vie était plus que ça.

Alors, comment devient-on une femme puissante ?

On se rappelle qu’une femme, c’est puissant.

On ne le devient pas. On l’incarne.

Si vous vous reconnaissez dans cette femme qui attend que sa vie change, une séance individuelle permet de mettre des mots sur ce qui vous retient. Vous pouvez aussi lire comment avancer malgré le doute et la peur d’agir.

Publications similaires